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Depuis de nombreuses années, le foot passionne les foules et maintient son omniprésence médiatique.
Aujourd'hui, les matchs de football peuvent être suivis en direct à la télévision, à la radio, sur Internet et même sur téléphones portables. Plus d'excuse donc pour manquer les rencontres de son club favori.
Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la ligue, Coupe de l'UEFA, Ligue des Champions, Coupe du monde des clubs, Coupe d'Europe, Coupe d'Afrique des nations, Coupe du monde ou Coupe intercontinentale, le calendrier des compétitions est plein à craquer ! Avec autant de compétitions, le foot est sans nul doute l'une des activités sportive la plus fournie en coupe, championnats et autres tournois. Aucun autre sport au monde ne possède tant d'épreuves différentes.
Ceci au grand bonheur des spectateurs et des sponsors. Pas vraiment celui des joueurs, des entraîneurs et des présidents de club, peu ravi de voir s'enchaîner les matchs les uns après les autres, augmentant ainsi le risque de blessure des footballeurs.
Au-delà des retransmissions de matchs en direct ou en différé, on trouve les analyses d'avant et d'après match, les résumés, les extraits des conférences de presse, les aperçus de faits divers... Tout cela, bien sûr, non seulement à la télévision et sur les programmes ou les chaînes consacrées au football, mais aussi dans les magazines et journaux spécialisés.
Aucun média n'est épargné puisque les clubs communiquent également désormais grâce à l'affichage urbain. Quant aux magazines consacrés au foot, il en existe aujourd'hui une vingtaine.
Pour les magazines people, les vedettes de football sont en tout cas bien des stars comme les autres. Au-delà de la médiatisation du sport en lui-même, on assiste bien depuis quelques années à un désir de mettre au premier plan ces jeunes, beaux et si talentueux joueurs. A l'instar des autres sportifs, il n'est plus rare de croiser les footballeurs les plus célèbres dans les journaux people. Beaucoup d'entreprises et de titres de presse (spécialisés ou non dans le sport) on compris l'utilité d'utiliser des footballeurs. Les Beckham, Zidane, Ronaldo et autres Ronaldhino incarnent des valeurs profitables aux marques qui souhaitent donner de l'âme aux produits qu'elles proposent pour stimuler l'achat de ceux-ci. Les plus talentueux (en tout cas les plus médiatisés), se transforment en stars adulées et adorées. Par conséquent, les joueurs bénéficiant d'une forte notoriété se voient proposés des contrats publicitaires juteux qui se négocient souvent autour de sommes démesurées.
A la fin du XXème siècle, le football est apparu comme le symbole du sport business. En Espagne, en Angleterre, en Italie et depuis peu en France, certaines équipes sont mêmes cotées en bourse. Les enjeux financiers pour les clubs sont énormes. Les sommes négociées lors des transferts sont parfois astronomiques et les joueurs touchent des salaires exorbitants (voir affligeants pour ceux qui estiment qu'il est scandaleux de toucher plus de 40 000€ par mois rien qu'en tapant dans un ballon). D'après les cahiers du foot, le salaire annuel moyen d'un joueur de L1 serait de 480.000€ bruts.
Autre exemples : Les primes de matchs ou primes de buts se multiplient (au cas où les joueurs ne seraient pas assez motivés !).
Que dire aussi de l'affluence et l'influence des sponsors. Ils sont partout. Sur les équipements, dans et hors des stades, sur les billets, sur le site du club... Pour faire court, ils apparaissent sur tous les supports de communication d'un club.
Autour des matchs figurent également ceux qui bénéficient de la popularité du football. Par exemple la française des jeux et certains sites Internet qui proposent de parier sur différents matchs.
Néanmoins, malgré les mauvais côtés que l'on peut toujours lui trouver, le football renferme un aspect constructif indéniable. Il possède en effet cette faculté à être socialement influent. Effectivement, que l'on soit patron ou ouvrier, on pratique et/ou on regarde le foot avec la même ferveur. Du supporter d'infortune jusqu'au fanatique le plus abouti, de l'amateur au fin expert, l'envie et l'ardeur qui entoure ce sport ne se retrouve dans aucune autre discipline. L'amour qu'un supporter porte à son club reflète aussi de l'attachement qu'un individu porte à sa région ou à sa ville.
Au passage, notons que jouer au football relève d'une attitude instinctive présente chez la plupart des hommes. Etant petit, qui n'a jamais été tenté de taper dans la baballe dans la cour de récréation ? En plus de cela, il est facile à pratiquer. Un ballon et des vêtements pour les cages et le tour est joué. La partie peut débuter.
Mais en ces temps de suprématie régalienne, quel rival pourrait venir provoquer le seigneur foot qui règne sur le territoire de l'audience sportive et du marché du sport ?
Le basket, le handball, la natation, l'athlétisme, le judo, le cyclisme... On aura beau cherché, on voit mal qui pourrait détrôner le foot et lui piquer quelques parts d'audience.
A moins que ? Et si le rugby venait s'y frotter ? La question est légitime tant la dernière coupe du monde a éclipsé le foot au point de le reléguer sur le banc de touche l'espace de deux mois.
Simplement, une fois l'effet rugby passé, le foot a repris ses droits. Ses droits télé, mais aussi son droit de décevoir : Dernier fait en date, le 11 novembre, un jeune supporter de la Lazio de Rome fut abattu après une rixe avec les carabiniers sur une aire d‘autoroute. Débordements de supporters, matchs truqués, procès de dirigeants, fraudes financières, transferts arrangés, suspicions de dopages... Rien à faire, le foot a toujours la côte.
Mais lorsqu'on analyse bien la situation, on remarque qu'une compétition majeure comme la coupe du monde de Rugby, le Tour de France ou les Jeux Olympiques sont capables d'éclipser le foot le temps de leur déroulement. Tout le reste de l'année, le foot reste roi. Même en été, période où les rencontres sont moins nombreuses, on peut quand même trouver des matchs préliminaires aux différentes coupes d'Europe. Mais les attractions principales des trêves hivernales ou estivales restent les mercatos, à savoir les transferts des joueurs. Et là, les rumeurs et les scoops vont bon train. Comme quoi on trouve toujours à parler football, même lorsqu'il y a peu de matchs.
Il n'y a qu'à voir les journaux d'informations sportifs. Bien souvent, les unes sont consacrés à l'actualité footballistique. Au niveau quantitatif et dans ce même secteur, le foot sort aussi vainqueur.
1998 : L'apogée du football en France. La France est championne du monde et un nouveau public est conquis : les femmes. Elles qui jusque là n'avaient que faire de regarder durant 90 minutes 22 bonhommes courir sur une pelouse. Les voila qui se sont mises à vibrer et à soutenir la nation avec un enthousiasme débordant.
Même si l'attrait pour les Zidane, Barthez, Lizarrazu et cie est retombé, on peut dire que le foot a connu son meilleur coup de pub en France cette année là. Histoire de renforcer encore plus sa supériorité. En tout cas, cet élan fraternel d'une nation reste le symbole le plus flagrant et le plus touchant de ce que le football peut engendrer. Fait que l'on n'avait pas vu depuis la Libération, des millions de Français sont descendus dans les rues pour célébrer la victoire. Un autre sport aurait-il pu provoquer un tel engouement ?
En tout cas, si jamais le ballon ovale ou tout autre sport venait un jour à surpasser le ballon rond, cela se ferait sans doute à très long terme. Et même si on peut être amenés à penser que si le XV de France avait remporté le titre mondial, l'engouement aurait était semblable, tant le succès de la coupe du monde de rugby reste indéniable. Et encore, pas si sûr...
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